La Course est lancée. Malgré l'agitation et le stress, l'équipage du trimaran FORGET FORMATION a réussi à nous envoyer un petit message de la haute mer :
« 48 heures de course
se sont écoulées, dans des conditions diverses, bien différentes de l'aller : après un départ honorable, puisque le trimaran FORGET FORMATION a passé la ligne en 3° position, un calme plat a sévi
sur l'ensemble de la zone de départ et là plusieurs options étaient possibles, mais simplement basées sur la chance de trouver ça ou là une risée qui voudrait bien nous faire avancer, si
bien que pendant 6 heures nous l'avons cherché cette risée, en compagnie d'un tiers de la flotte, en vain.
Il a fallu attendre 17 heures pour trouver un peu de vent et 1 h 30 après, tous les jeux étaient à refaire, c'était un deuxième départ puisque les 2/3 de la flotte qui avaient eux eu plus de chance au tout début étaient scotchés quelques milles plus loin, comme si Eole voulait leur faire payer leur chance.
La nuit suivante et les quelques risées ont remis les choses à leur place et au petit matin, nous étions 4°, après avoir dépassé 2 autres multicoques et entourés d'une armada de 40 pieds, dans un vent de face, ce qui nous obligeait à tirer des bords. Ce sont les mêmes conditions qui nous attendaient le lundi, soit avec 20 à 25 nœuds de vent, si bien que nous avancions entre 8 et 15 nœuds, mais en tirant des bords, avec une manœuvre toutes les 20 minutes environ et ce jusque mardi matin : je ne vous dis pas l'état de l'équipage qui n'a dormi qu'une heure chaque nuit.
L'après-midi de mardi a été beaucoup plus calme, à tel point qu'à 19
heures locale : plus de vent et donc une moyenne de vitesse qui s'effondre.
Une baleine en a profité pour venir nous rendre visite et frôler le bateau à une trentaine de mètres.
Ce n'est pas le seul spectacle auquel nous ayons eu le droit, puisque Pascal a eu droit à une baignade forcée, le bateau étant à l'arrêt, il a chuté de l'avant du flotteur bâbord et a nagé
en combinaison et avec des bottes alourdies jusqu'au tableau arrière pour emprunter l'échelle "de bain", ce qui a forcément rendu hilare ses trois compagnons.
Bilan : tenue entièrement trempée, difficile à sécher dans les conditions de navigation que nous rencontrons. »
La vie sur le bateau est des plus précaire. Tout les petits gestes de la vie quotidienne deviennent compliqués en mer :
Les repas en mer
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